Cabinet Cazals · Indivision

Provoquer le partage judiciaire et mettre fin à l’inertie.

Lorsqu’un coïndivisaire bloque l’aliénation d’un immeuble, le temps joue contre vous. Seule une stratégie judiciaire permet de rétablir une issue claire.

  • Actifs substantiels
  • Réponse sous 24h
  • Interlocutrice unique
  • Successions complexes
Maître Marie-Christine Cazals
Maître Marie-Christine Cazals 40 ans de barreau · Discrétion, stratégie, suivi sur mesure
Citée dans Le Monde Le Parisien BFM TV L’Express
40ans de barreau
1erPalmarès Meilleurs Cabinets 2021
24hDélai de réponse
100%Dossiers à enjeux

L’essentiel en 3 points

  • L’article 815 du Code civil permet de provoquer le partage à tout moment, sans accord unanime des indivisaires.
  • La règle des deux tiers (art. 815-5-1 C. civ.) ne permet pas d’imposer la vente d’un bien à usage d’habitation sans décision judiciaire.
  • L’assignation en partage judiciaire permet de restaurer la liquidité d’un patrimoine bloqué et d’obtenir la licitation forcée.

Un accompagnement discret et sur mesure

Cabinet boutique : chaque dossier d’indivision fait l’objet d’un suivi confidentiel et adapté à sa structure patrimoniale.

Dans les indivisions à enjeux élevés, il faut organiser une sortie cohérente et claire.

La mécanique du déblocage

01

Assignation

Saisine du tribunal judiciaire pour installer un cadre procédural et désigner un notaire chargé des opérations de partage.

02

État liquidatif

Objectivation des droits de chaque indivisaire, clarification des créances entre indivisaires et évaluation des biens.

03

Licitation

Conversion de l’actif immobilier en liquidités sous contrôle judiciaire, avec attribution du produit net à chaque indivisaire.

Indivision bloquée : quand et pourquoi saisir un avocat ?

L’indivision naît le plus souvent d’une succession non partagée ou d’un achat immobilier en commun. Tant que les coïndivisaires s’entendent, la situation peut durer sans conflit. Mais lorsque l’un d’eux refuse de vendre, de louer ou d’engager des travaux, le blocage devient structurel et coûteux pour tous.

Le principe fondamental du droit français est posé par l’article 815 du Code civil : nul ne peut être contraint de demeurer dans l’indivision. Ce principe, d’ordre public, signifie qu’un indivisaire peut à tout moment provoquer le partage, même contre la volonté des autres. C’est précisément l’objet d’une action en sortie d’indivision.

Les situations qui justifient une intervention judiciaire

Le refus de vente d’un immeuble — un coïndivisaire s’oppose à la mise en vente alors que les autres souhaitent liquider leur part. Sans accord unanime, la vente est impossible sans décision judiciaire. Art. 815-5 C. civ.

L’absence de réponse ou de gestionnaire — lorsqu’un indivisaire ne peut être joint, est sous tutelle ou refuse systématiquement toute communication, le tribunal peut désigner un mandataire successoral chargé de gérer et liquider l’indivision.

La succession non partagée depuis plusieurs années — chaque année qui passe complexifie le dossier : arriérés de charges, travaux non décidés, plus-values latentes non optimisées fiscalement. La procédure de partage judiciaire permet d’y mettre fin.

L’indivision entre ex-conjoints après divorce — le bien immobilier commun reste en indivision après la séparation, souvent par refus de l’un des deux de vendre à un prix raisonnable ou par désaccord sur l’attribution.

Délais et coûts d’une procédure de partage judiciaire

En pratique, il faut compter entre 18 mois et 3 ans pour obtenir un jugement définitif en première instance dans les dossiers contentieux. Les frais comprennent les honoraires d’avocat, les frais de notaire pour l’état liquidatif et les émoluments du commissaire de justice en cas de licitation. Dans les dossiers à enjeux patrimoniaux importants, ces coûts sont généralement absorbés par la valeur des actifs récupérés.

Le rôle stratégique de l’avocat spécialiste en indivision

L’avocat intervient à toutes les étapes : analyse préalable des droits de chaque indivisaire, rédaction de l’assignation, représentation aux audiences, négociation d’un protocole transactionnel si les parties se rapprochent en cours de procédure. Pour approfondir les mécanismes de sortie d’indivision, consultez notre guide complet sur l’indivision entre frères et sœurs.

Notre approche : suivi confidentiel des dossiers patrimoniaux sensibles à enjeux élevés.

Réponse sous 24h

Première lecture du blocage et identification des leviers procéduraux disponibles.

Interlocutrice unique

Maître Cazals suit personnellement chaque dossier du début à la liquidation finale.

Discrétion totale

Approche confidentielle adaptée aux configurations patrimoniales sensibles.

Questions fréquentes sur l’indivision bloquée

Peut-on forcer la vente d’un bien en indivision ?
Oui. L’article 815 du Code civil pose le principe que nul ne peut être contraint de demeurer dans l’indivision. Un indivisaire peut saisir le tribunal judiciaire pour provoquer le partage et obtenir la licitation judiciaire du bien, même en l’absence d’accord des autres coïndivisaires.
Un indivisaire peut-il bloquer la vente indéfiniment ?
Non. L’inertie ou le refus d’un coïndivisaire ne peut pas bloquer définitivement la procédure. Le tribunal peut, sur requête, autoriser la vente même sans unanimité lorsque l’immobilisme est contraire à l’intérêt commun. La règle des deux tiers (art. 815-5-1 C. civ.) s’applique pour certains actes d’administration, mais la licitation judiciaire ne peut être empêchée.
Quelle est la différence entre partage amiable et partage judiciaire ?
Le partage amiable suppose l’accord de tous les indivisaires sur la répartition des biens et des valeurs. Le partage judiciaire intervient lorsque cet accord est impossible : un juge désigne alors un notaire commis, qui dresse l’état liquidatif soumis au tribunal pour homologation. Le partage judiciaire est plus long et plus coûteux, mais il est la seule voie lorsque le dialogue est rompu.
Peut-on vendre sa part d’indivision à un tiers ?
Oui, sous réserve du droit de préemption des autres indivisaires. L’article 815-14 du Code civil leur permet de se substituer à l’acheteur dans les conditions proposées. Si aucun coïndivisaire n’exerce ce droit dans le délai d’un mois, la vente à un tiers est libre. C’est parfois une stratégie utile pour se désengager d’une indivision bloquée sans attendre l’issue d’une procédure judiciaire.
Qu’est-ce qu’une indemnité d’occupation en indivision ?
Lorsqu’un indivisaire occupe seul le bien indivis en excluant les autres, il peut être tenu de verser une indemnité d’occupation aux coïndivisaires. Son montant est calculé en fonction de la valeur locative du bien et de la quote-part de chaque indivisaire. Cette indemnité est récupérée lors des opérations de partage dans le cadre de la liquidation des comptes entre indivisaires.
L’indivision entre frères et sœurs est-elle différente des autres cas ?
Sur le plan juridique, les règles sont identiques. Mais les indivisions successorales entre frères et sœurs présentent souvent une dimension émotionnelle et conflictuelle particulière qui complique le dialogue. Le Cabinet Cazals traite régulièrement ces dossiers en cherchant d’abord une solution amiable structurée, avant d’engager la procédure judiciaire si nécessaire. Voir notre analyse détaillée de l’indivision entre frères et sœurs.

Votre indivision est bloquée ?

Le Cabinet Cazals analyse votre dossier, évalue les leviers disponibles et définit la stratégie judiciaire adaptée à la structure de votre patrimoine.

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